premier jour de vacances depuis novembre et pourtant aucun plaisir à les envisager... et je crois qu'elles resteront certainement dans mon souvenir comme les vacances pendant lesquelles j'ai dû me résoudre à donner la mort à ma chienne, miss westie...

voilà, le labo avait raison, le cancer a envahit son corps et l'empêche de manger et maintenant de respirer puisque ses narines se bouchent progressivement...

et pourtant elle lutte pour vivre, elle me regarde dans les yeux, elle me suit partout où je vais... en ce moment même, je l'entends respirer bruyamment dans mon dos...

je sais que je vais "abréger ses souffrances", une expression bien commune qui signifie pourtant une chose énorme pour moi: ôter la vie à quelqu'un que j'aime...

endormir ma chienne, c'est dire adieu à une amie fidèle depuis dix ans, se retenir de hurler chez le vétérinaire, l'enterrer dans le jardin de mes parents et choisir l'arbre souvenir qui la recouvrira, expliquer comme je peux sa disparition à mon petit garçon, câliner encore plus ses deux meilleurs amis chien et chat... et tenir bon pour ne pas pleurer à chaque fois qu'on m'en parle...

mais c'est aussi dire adieu à ma vie d'autrefois quand elle est entrée dans ma vie, ma jeunesse, la danse, mon ex avec qui je l'ai élévé...

mon premier chien en tant qu'adulte.

egoïstement, j'aimerai qu'elle s'endorme dans son sommeil mais je ne crois pas que ce sera possible... et je trouve ça tellement dur d'aller contre cette volonté extraordinaire de survie...

dans quelques jours, elle ne sera plus.

ma NELSONE.

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